Si ce plan vieux de près de deux cents ans, montre que la forme du bourg de Juvardeil était très semblable à celle d'aujourd'hui, il met par contre en évidence que la Sarthe présentait à l'époque un visage bien différent de celui que l'on peut voir maintenant.
   Juvardeil possédait encore son propre barrage. Une porte marinière permettait le passage des gabares et trois moulins à blé plus un moulin a tan tournaient, installés sur la chaussée du barrage (ce n'est qu'en 1850 que les écluses remplacèrent les portes marinières et que Juvardeil perdit son barrage et son moulin).
">   Quant à la Sarthe, face à la Cadière, elle se présentait plus comme un lac parsemé d'îles et d'îlots que comme une simple rivière. Un vrai paradis pour la promenade nautique qui, hélas, a disparu.
   Corps vivant capable de mille changements, la rivière a été, au cours des siècles, modelée par les hommes qui l'ont domestiquée et mise à leur service. Son lit est aujourd'hui sage et contrôlé. Elle a perdu ses multiples bras, son allure sauvage et semble s'être endormie. Elle se réveille doucement chaque hiver pour recouvrir les prairies des Basses Vallées Angevines et dangereusement tous les dix ou vingt ans pour inonder villages et autres sites habités trop proches de son lit.

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